French shopping en Australie : quand le vol devient une réalité quotidienne

French shopping.

De nombreux Français partent vivre la grande Aventure australienne chaque année en Working Visa Holiday. Pour certains, c’est souvent la première vraie aventure loin de la maison familiale. Premier sentiment de liberté, d’impunité aussi. Avant notre arrivée en Australie on nous a prévenus : « Les Australiens n’aiment pas les Français ! ». Récemment, un homme est venu nous voir pour nous dire : « Vous êtes Français ? Beaucoup d’Australiens ne vous aiment pas mais moi j’ai rien contre vous » – Merci monsieur c’est rassurant ! image

En discutant avec lui, on a compris. En Australie, les Français ont mauvaise réputation. Beaucoup commettent des délits, notamment des vols. Bien évidemment, ce ne sont pas que les Français, mais le pourcentage de Français est tellement élevé que les Australiens appellent maintenant le vol à l’étalage : le frenchshopping – le shopping à la Française.

Au delà d’une simple condamnation, on a voulu comprendre la raison de ce comportement. Aller au delà du « le vol c’est mal ! », pour mieux cerner le problème.
Un jeune homme qui a vécu deux ans en Australie a accepté de nous faire part de son expérience.

 

Quel âge avais tu quand tu es allé en Australie ? et Pourquoi ?

Je suis arrivé en Australie du haut de mes 23 printemps. C’est jeune, mais le tout est de se sentir prêt à franchir le cap de partir à l’autre bout du monde, mon moment était enfin arrivé ! J’avais soif d’aventure, et l’Australie c’était un rêve.

Quelles ont été tes premières impressions en arrivant sur place ?

La vie est très chère ! [rires].
Pour être plus sérieux comme tout bon français arrivant en Australie avec un anglais très moyen, j’ai été relativement paniqué. J’avais un peu d’argent mais vu comment la vie sur place est chère, il ne fallait que je tarde pour trouver un job. L’Australie ce n’est pas le même coût de vie que la Thaïlande ou autres destinations d’Asie que les backpackers adorent.
Pour tout le reste j’étais content : J’allais pouvoir juger par moi même tous les « on dit » sur le pays des kangourous.

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Quelle est l’idée que tu t’en faisais ? Et comment cette idée a évolué au fil de ta propre expérience 

De la France on essaye d’imaginer cette nouvelle aventure. On consulte les retours d’expérience sur internet, les gens te vendent du rêve avec leurs photos, donc tu t’imagines tout un tas de choses.

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Après avoir passé deux années la bas je peux vous dire ce n’est pas « l’Australian Dream » du moins ça dépend des jours ! Les gens ne te parlent pas vraiment des galères du trip donc forcément quand ça te tombe dessus tu fais moins le malin et essaye d’aller de l’avant : mais c’est grâce à ces moments là que tu grandis aussi.

 

Qu’est-ce que le french shopping ?

Le fameux French Shoopping !
Il faut savoir que la bas la plupart des français volent dans les magasins ou ont déjà volé. Pour avoir rencontré énormément de français durant mes deux années, je dirais que 85% d’entre eux ont déjà volé et beaucoup le font très régulièrement.

 

Est-ce qu’en France tu avais déjà volé quelque chose ? Et comment est venue l’idée de le faire en Australie ? Est-ce que quelqu’un t’a incité à le faire ?

Je n’ai jamais volé en France et l’idée ne m’avait jamais traversé l’esprit. Une fois en Australie c’est différent. La vie est vraiment très chère, tu dois te priver de plein de choses si tu ne veux pas rentrer en France au bout de tes premiers mois. Quand tu vois tes potes voler, et se faire des repas de ministres avec viande à gogo à ne plus savoir quoi en faire, toi avec tes noodles à côté tu as l’air d’un con. Donc tu te prends au jeu car c’était un jeu pour moi. Tu arrives dans le magasin avec tes potes, tu mets de la viande dans ton froc et sors du magasin aussi simplement. C’est une adrénaline au final d’enfreindre les interdits. Puis quelques jours après tu retournes dans le magasin. Comme tu as pu le voir précédemment, c’est facile de voler donc pourquoi retourner à la nourriture basique du backpacker (pâtes, sandwich au thon etc…) alors que tu peux manger super bien gratuitement ? Et boum, c’est comme ça que tu deviens un voleur régulier.

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Qu’est-ce que tu volais en général et pour quel montant ? Raconte nous une de tes expériences.

Généralement c’était de la viande ou un tas de petit trucs : Nutella, barres de céréale… bref principalement de la nourriture. Après il y a des gens qui sont à une étape plus poussée (vol de vêtements…). Ce sont les voleurs insatisfaits qui en veulent plus car ils ont compris que c’était facile. Personnellement je n’ai jamais franchi ce cap. Pour moi c’était plus pour le délire, l’aventure : entrer dans un magasin en évitant de parler français pour ne pas se faire suivre par le vigile puis s’en mettre plein dans le froc. Des fois, on arrivait à mettre des quantités énormes. Je me demande comment je ne me suis jamais fait attrapé. A la sortie du magasin on se retrouvait et on avait un rituel : chacun dévoilait sa prise à la sortie du magasin et on se félicitait mutuellement. Une fois j’ai eu un pote qui est sortie avec une baguette de pain sans l’avoir pliée !
Est-ce que tu connais quelqu’un qui a déjà eu des problèmes parce qu’il a volé ?

Oui plus d’un même ! Dans certains magasins les portes de sortie sont sur le côté, et tu peux sortir avec ton caddie plein sans passer par la caisse. C’est comme ça qu’on faisait des grosses courses pour les événements spéciaux comme Noël ou le Nouvel an.
Un jour, un copain est sorti comme ça avec plus de 700$ de courses. Il s’est fait prendre sur le parking. Ils l’ont amené à la police mais il ne s’est rien passé. En général tu as une interdiction de revenir dans le magasin pendant plusieurs mois, et si tu n’es pas bête tu arrêtes. Si tu recommences tu peux avoir un procès et une grosse amende voire même l’expulsion du pays en fonction de la gravité de l’acte. A savoir que l’Australie c’est comme les Etats Unis ce sont de États fédéraux c’est a dire que tu peux être fiché à Sydney et avoir un casier vierge à Perth. Du coup beaucoup recommencent ailleurs.

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Est-ce qu’il n’y a que les français qui volent ?

Malheureusement non mais la majeure partie des vols sont commis par les Français. Une fois dans un petit village de la côte ouest j’ai entendu dire que 30 voleurs avaient été interpellés le mois précédent, sur ces 30, 3 étaient allemands, les autres Français… Une fois j’ai vu dans un magasin un panneau « il est interdit de voler » c’était écrit en français !

 

Si un backpacker faisait la même chose en France, quelle serait ton opinion ?

L’ayant déjà fait en Australie je ne pourrais pas juger cette personne. Peut-être qu’elle le fait parce qu’elle a des problèmes d’argent ?
Je n’ai jamais osé demander de l’aide à mes parents, je voulais être autonome. Pareil pour ceux avec qui j’ai pu en discuter. Voler n’est pas un exemple bien-sûr. Mais sincèrement je pense que si quelqu’un faisait ça en France, ça me ferait sourire et me rappellerait ma période french shopping.

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Finalement, regrettes-tu d’avoir fait ça maintenant que tu es plus âgé, et le referais-tu si tu étais seul ?

C’est facile de faire quelques chose de mal puis de le regretter ensuite. Disons plutôt que je ne suis pas très fier d’avoir fait ceci mais tellement de choses dans mon aventure auraient été différentes sans cette période «French Shopping ». J’aurais pu demander de l’aide, j’aurais pu travailler de manière plus intensif pour économiser, j’aurais même pu me priver, mais à quoi bon ? Au moins je me suis amusé avec mes potes. C’est sur que le faire tout seul n’a pas de sens. Avec le recul, je me dis bien-sûr que c’était bête et je ne le referais pas.

 

Enfreindre la loi pour vivre le rêve australien ? Le débat est ouvert.

 

Clo & Clem

15 comments

  1. Nous avons passé deux mois en Australie. Nous avions entendu parler du terme « french shopping ». Du coup, on en a parlé à tous les australiens que l’on a rencontré et demandé ce qu’ils en pensaient, ainsi que de la mauvaise réputation des français. Aucun ne connaissait le terme… Et aucun n’avait de préjugés sur les français…
    En deux mois, nous n’avons jamais été mal accueillis du fait de notre nationalité, nous n’avons jamais sentie d’animosité quelle qu’elle soit.
    Le fait que nous soyons polis, souriants, respectueux et honnêtes a probablement aidé. Mais en deux mois, on s’attendait à subir ça au moins une fois, et bien non, rien…

    Je commence à me demander si le french shopping n’est pas un terme inventé par les backpackers eux-mêmes pour se vanter de leurs exploits !

    Cela étant dit, il est clair que les backpackers français volent, on en a rencontré plus d’un qui n’hésitait pas à nous dire qu’il volait, principalement de la viande généralement.
    Ce qui nous a étonné, c’est le fait que la plupart d’entre eux ne le faisait pas avant en France. Et on a du mal à concevoir qu’on puisse agir encore moins bien à l’étranger dans un pays qui nous accueille et auquel on doit s’adapter que dans son propre pays (non pas que ça excuse si la personne volait aussi en France, mais à la limite c’est plus cohérent…).
    Mais bon, ça c’est nous, tout le monde n’est clairement pas du même avis.

    Ce qui nous a choqué également c’est que généralement ce sont les mêmes qui dépensent un fric monstrueux dans l’alcool. On a du mal à comprendre comment on peut dépenser son argent en alcool et voler de la viande à côté quoi.

    Bref, tout ça pour dire que le phénomène existe mais que je ne pense pas que ce soit spécifique aux français mais plutôt aux backpackers en règle générale. Peut-être que les français sont moins malins et se font plus attraper, ou peut-être qu’ils n’ont aucune honte à en parler ouvertement autour d’eux contrairement à d’autres nationalités.

  2.  » Au moins je me suis amusé avec mes potes. » : Ca fait quand même très YOLO comme façon de vivre. Au final, c’est aussi peut-être parce que ces jeunes sont si loin et si déconnectés qu’ils tentent de voler … Bref, ca n’arrange pas notre réputation malheureusement.

  3. C’est un saré débat selon moi… A chacun son expérience. Le constat apres un an sur l’île est le même. Des francais partout qui parlent ouvertement de frenchshopping… Ca n’est malheureusement pas une légende urbaine. De la simple nourriture à l’alcool, de maillot de bain aux gopro on a tout vu, tout entendu. Nous nous sommes resté fidèle à nous même. Certes il est facile de voler mais à quoi bon le faire dans un pays qui nous ouvre ses portes, nous fait confiance ? Nous avons eu un formidable trip, nous avons travaillé un peu et avons fait un sacré bout de route. Effectivement le fait de voir les autres voler avec une tel facilité on se dit : pourquoi pas nous ? Et on a fini par voler 2 sachets de soupe à 0,79$ juste pour gouter au sentiment et résultat des courses, le vol c’est pas pour nous. Pour ce qui est du coup de la vie, on entend toujours que la vie est trop chère ! (Ok pour l’alcool et les clopes) mais à comparer les prix, la viande de boeuf par exemple est bien moins cher en Australie, les boissons, les conserves… Et si on ramene leur paye à la notre, leur vie est meme bien moins chère. Il suffit juste de s’adapter, manger local, suivant la saison et les promo et on se retrouve vite dans nos comptes. Faut oublier durant un temps le fromage francais ou les produits d’importation si consommé en France, mais quel bonheur de manger Australien, de consommer Australien. D’après nos calculs ici en France, nos courses sont plus chere qu’en Australie ! Peut être que nous allons nous mettre à voler ici finalement …

  4. En tout cas, c’est sympa d’avoir des articles qui ne se contentent pas de montrer de belles photos. Avoir l’envers du décors est très intéressant surtout dans des pays dont on entends parler à longueur de temps. En tout cas, ça ne m’empêchera pas d’aller en Australie un jour…

  5. Zerline

    Dans tous nos voyages, on fuit malheureusement les français parceque beaucoup sont irrespectueux. Ils font du bruit, ils parlent fort et…volent. Je peux le concevoir. C’est tellement facile dans les pays « de confiance ». On vient d’un pays où tout est contrôlé, vérifié. Des jeunes sans trop d’argent arrivent dans un pays où il est facile de voler. Je conçois qu’il le fasse mais je ne l’approuve pas. Nous nous sommes toujours débrouillés. C’est pas la mort de ne pas manger de fromage ni de viande et de ne pas boire de bière. Certes la vie est chère ici. On a été tenter de ne pas mettre d’argent dans les honesty box dans les campings mais personnellement je ne suis pas comme ça. Je ne le ferai pas en France, je ne vois pas pourquoi je le ferai dans un pays étranger. Il y a d’autres façons de « s’amuser » et d’en profiter.

  6. Nous avons toujours été agréablement accueillis par les australiens qui n’ont pour la plupart jamais entendu parler du french shopping. L’honnêteté et la confiance sont de belles valeurs très présentes encore dans ce pays, c’est dommage d’en abuser sous prétexte que « c’est facile de voler ». Je trouve irrespectueux et honteux de se balader en van en mode holiday apéro et considérer le vol en Australie comme de la survie pour ne pas « te priver de plein de choses si tu ne veux pas rentrer en France au bout de tes premiers mois ». La vie est aussi chère qu’en France sauf pour l’alcool et les clopes, il faut faire avec, sinon barrez vous en Inde ! L’Australie a tellement à offrir et les gens sont incroyablement généreux, allez chercher l’adrénaline autrement : surfez au milieu des requins 🙂

  7. Salut Clo et Clem !

    Nous nous devons de réagir de manière un peu sèche à cet article, au risque de paraitre rabat joie, nous en sommes désolés. Mais nous ne sommes pas d’accord, lorsque les blogs annoncent et entretiennent la mauvaise réputation des Français en Australie ou ailleurs; car comme vous le souligniez ce phénomène n’est pas unique à l’Australie et aux Francais.

    Nous avons effectué 2 voyages en Australie : un premier en 4×4 durant 11 mois en 2011/2012 et un second en stop durant 2 mois fin 2014. Nous avons fréquenté beaucoup de locaux tout autour de l’Australie et avons toujours été très bien accueillis et bien reçus en tant que français, même quand on quémendait sur les bords de routes ou pour avoir un bout de jardin pour camper le soir. Les français ont d’ailleurs, selon notre propre expérience, plutôt bonne réputation si l’on en croit les rencontres qu’on a fait.

    Il nous semble que beaucoup de ceci arrive sur la côte est ultra (trop) fréquentée par des jeunes souvent non matures et sans expérience préalable de voyages, séduits par la facilité. Ils se regroupent et ensemble amplifient le phénomène. On ne dit pas qu’il n’existe pas sur la côte ouest, ni parmi la communauté des voyageurs plus âgés, mais il y est certainement nettement moins présent.

    Le « french shopping » est un phénomène qui existe, c’est indéniable. Mais pour nous il ne représente encore qu’une minorité de la communauté des backpackers, quelle qu’en soit la nationnalité. Le problème est que c’est cette minorité là qu’on retient, et c’est cette réputation qu’on entretient (Et les blogueurs aussi l’entretiennent en écrivant régulièrement des articles sur le sujet, mais il est vrai qu’il faut tout de même dénoncer ces pratiques…). Les personnes appartenant à cette communauté comme ce petit malin que vous avez interviewé a certainement beaucoup trainé avec des personnes du même profil, et du fait il pense que c’est un phénomène global, normal et marrant. Au final il transmet un message négatif, qui ne reflette pas nécéssairement la réalité.
    Ou alors est-ce nous qui sommes totalement passés à côté de l’Australie durant nos 2 séjours !?

    De notre propre expérience, nous n’avons rencontré que très peu de personnes volant en magasins (on parlait pourtant déjà de ce phénomène en 2011). Nous n’avons nous même jamais rien volé d’ailleurs, malgré le fait qu’on se soit retrouvés en galère plus d’une fois (sans argent, sans boulot, en panne, parfois les 3 en même temps, ou d’autres situations…). Comme beaucoup on ne parlait pas anglais en arrivant, et on avait pas des millions sur le compte en banque, ni papa et maman qui pouvaient allonger du fric quand on avait tout claqué.

    Pour nous tout dépend des gens qu’on fréquente, de l’endroit qu’on fréquente en Australie, mais surtout de notre comportement naturel et des efforts qu’on fait au quotidient. Il y a aussi certainement une part d’éducation. C’est facile de dire « Oui, mais je parle pas anglais, oui, mais la vie coute chère, oui c’est facile de voler puis je peux pas me passer de viande et de nutella ». Ce sont de fausses excuses pour justifier la facilité. Partir en voyage c’est cool, mais il faut assummer ses choix !
    Nous avons fait le maximum possible pour apprendre l’anglais très rapidement et trouver un boulot avant d’être dans le pétrin ou pour nous en sortir. Et quand nous avons rencontré des galères nous nous sommes donné les moyens de s’en sortir légalement. Et tout ca ne nous a jamais empêcher de profiter à fond de la vie et du voyage là bas !
    La vie coute chère ? Non. Certes sur les économies francaises oui, mais il est facile de trouver un boulot pour celui qui veux vraiment travailler et on y gagne très bien sa vie, surtout qu’il est facile d’économiser quand on est un peu débrouillard. Nous nous sommes privés de certaines choses pour en faire d’autres. Il faut faire des choix et les assumer c’est simplement la base de la vie de voyageur non fortuné. Sinon on reste à la maison…

    Bref personne ne devrait en venir à voler, quelle qu’en soit l’excuse, c’est innacceptable. Et le pire c’est que beaucoup en sont fiers, ce qui est encoire moins tolérable. Il ne faut pas oublier que voyager est une chance incroyable qui nous est offerte et que nous ne sommes que des invités dans les pays qu’on visite. On devrait toujours se comporter comme tels et en être honorés.
    Un voyage est censé te faire murir, te bonifier et t’apprendre des choses (comme la démerde. Ou au contraire l’organisation) ! Il n’est pas censé te transformer en vaurien fénéant et hautain… Il y a tellement d’autres solutions…

    Et au final, vous ne le dites pas dans votre article, mais vous en pensez quoi vous Clo et Clem ?

  8. Oui j’ai galéré, oui j’ai bouffé des noodles, oui j’ai dormi dans des dortoirs et des campings parce que c’était moind cher. Non je n’ai jamais rien volé dans un supermarché, non je n’ai jamais rencontré quelqu’un en Australie qui le faisait. C’était il y a 10 ans, peut-être que la nouvelle génération est différente ? J’ai effectivement rencontré des Français qui volaient à Londres – mais c’était un groupe de Français parmi de nombreux Français vivant à Londres.

    Tu es indépendant, tu es trop fier de demander de l’argent à tes parents ? Mais voler ne te pose pas de problème ? C’est normal, personne ne travaille dans ces supermarché, personne ne pâtit parce que les prix augmentent à cause de toi et des gens comme toi. Tu n’es pas la seul raison de l’augmentation des prix, mais tu y contribue. D’ailleurs, tu voles parce que tes potes volent. Tes potes se jettent du haut d’un immeuble, tu te jettes du haut d’un immeuble ? À l’époque, il demandait d’avoir 3000$ sur son compte pour obtenir le visa. Ils ne vérifiaient pas forcément, mais ce n’est pas pour rien qu’ils demandaient ça.

  9. D’accord avec les précédents commentaires : c’est assez choquant tout ça, l’histoire racontée par ce jeune comme la manière dont il le fait. Il commence en parlant du coût de la vie très élevé, on se dit « ah ok, c’est par nécessité » et rapidement on se rend compte que les produits volés n’ont rien de produits de base : Nutella, viande, nourriture de fête… Et la justification sur le moment (« Pour moi c’était plus pour le délire, l’aventure ») comme a posteriori (« Au moins je me suis amusé avec mes potes ») donne envie que les autorités australiennes soient plus dures envers les voleurs. Tout cela donne honte d’être français.

    • Pijou

      En aucun cas tu ne dois avoir honte d’être Français… dans chaque pays, peuple, groupe, tu trouvera des gens n’ayant aucun souci de faire ce genre de choses…

  10. Pijou

    Pour répondre à Annick. Non ce n’est pas LA nouvelle génération… C’est juste qu’il y a 10 ans, le voyage n’était peut-être pas autant un phénomène de mode…

    Aujourd’hui, une face du voyage en sac à dos/van, fait entièrement parti du tourisme de masse… donc forcément on retrouve le même type de comportement : l’irrespect total et aucune réflexion concernant le sens que tu souhaites donner à ton voyage. Certains ne se rendent pas compte des responsabilités qu’ils ont en tant que voyageur. Tout ça ne leur traverse même pas l’esprit en fait…
    Ils ne voyagent pas pour aller à la rencontre de l’autre avec respect et humilité, mais uniquement parce que leurs potes voyages…
    Il y a 10 ans il ne fallait pas à tout prix des photos du bout du monde sur sa page Facebook pour paraître cool !

    Heureusement ce genre de personnes restent tout de même une minorité et regroupés sur certains pays (souvent les pays les plus simples d’accès, où les infrastructures pour ces voyageurs sont les plus présentes et les moins dépaysantes…)

    Pour parler de ce témoignage… on sent très bien l’enfant qui loin de chez lui a perdu toute capacité de réflexion, de prise de recul et de respect… le voyage qu’il fait est un voyage centré sur lui-même, ultra égocentrique, tourné avant tout vers son plaisir personnel et instantané.0 Il a la sensation de vivre une aventure… Mais le sens même de l’aventure n’est pas de chercher la facilité à tout prix et de ne prendre aucune prise de risque. Ici je ne parle pas du risque de se faire prendre en train de voler hein… mais du risque de galérer, de chercher des solutions réels et durable (en gros des solutions qui le fera grandir, qu’il pourra réutiliser dans sa vie future et transmettre.)

    Ce sont des voyageurs zappeurs… Mais au risque de me répéter, ils restent une minorité…

  11. Thaïs

    Ceci est un message long et râleur, soyez prévenus avant de lire, comme ça si vous ne voulez pas entendre encore des plaintes, vous ne lisez pas ce commentaire.

    Quand tu pars à l’autre bout du monde pour un an et que pour obtenir ton visa on te demande 3000$ ou je ne sais pas combien, tu pars pas avec 500$ en espérant vivre 6 mois sans boulot parce que partir à l’aventure c’est excitant et que tu crois que t’es débrouillard parce qu’un jour t’es allé camper dans un camping en France. Tous ces backpackers qui se croient plus malins que les autres sont des imbéciles.
    « ils vérifient pas donc pas besoin d’avoir l’argent demandé sur mon compte » : s’ils te demandent une certaine somme c’est pour une raison.
    « je compte pas revenir en Australie donc je paie pas mes amendes » : sans commentaire tellement c’est nul de même pas assumer ses bêtises.
    « j’apprendrais l’anglais sur place » NON je suis désolée, un voyage ça se prépare un minimum. Si tu comptes vivre en Australie pendant un an tu prends des cours d’anglais avant de partir, tu fais de l’auto-tuition, t’achètes des livres et des CDs « l’anglais de base pour les nuls qui sont pas allés à l’école », tu te débrouilles pour pas arriver en sachant à peine communiquer à l’aéroport. Si depuis le CP t’apprends le français (comme tout français qui est allé à l’école) et que t’es même pas capable de faire une petite phrase, excuse-moi mais c’est pas sur place que t’apprendras, ça viendra pas comme ça.
    Quand tu vois qu’ici un salaire minimum c’est entre 20 et 25$ de l’heure, la vie n’est pas chère, non, elle est juste adaptée aux salaires, comme beaucoup l’ont dit avant moi.
    Si tu cherches du boulot, t’en trouves, et l’unique condition c’est de parler un minimum anglais. Il faut pas un bac+5 pour cueillir des oranges ou faire la plonge. Donc si tu pars préparé avec l’argent demandé, que t’as tes deux bras et tes deux jambes et un niveau d’anglais qui soit pas celui de ton cousin qui est en CP, t’as pas besoin de faire ta Cosette et voler, non. Tous ceux qui se plaignent de pas trouver de boulot c’est parce qu’ils cherchent mal. Je suis désolée, mais c’est vrai. Alors soit ils sont vraiment pas dégourdis, soit ils veulent pas un travail trop fatiguant (rappelons-le, les français sont fainéants, c’est une généralité oui, mais c’est un fait). J’en ai marre de voir tous ces gens se plaindre que la vie est dure, chère sur les forums. Si vous vouliez vivre comme des rois avec 1000€, vous auriez du aller en Asie ou en Indonésie.
    Ca m’agace quand je vais dans un magasin et que quand la vendeuse aux cabines entend mon accent, elle lève les yeux vers moi, elle vérifie chaque article, qu’il n’y ait rien dans les poches, que rien n’ait été caché sous un autre article, que je n’aie pas empilé deux articles sur un cintre.
    Les supermarchés font des offres tous les jours, donc si t’as des yeux, tu vois les immenses pancartes et t’achètes ce qui est en promo. Le français qui vient ici et veut son saucisson et son fromage est un imbécile. Si tu peux pas t’en passer reste chez toi dans ta province française. Quand tu voyages tu t’adaptes, et si t’es pas capable de t’adapter, tu voyages pas.
    Bon, je m’arrête là parce que je sens déjà qu’on va me demander d’arrêter de juger.

  12. Well, comment justifier le fait de profiter du système australien. Je pense que le mode de vie locale est assez détendu car les Australiens ne pensent pas systématiquement à rouler le système pour s’en sortir.

    Quand je lis certaines de ces phrases, je trouve vraiment qu’il résume correctement la bêtise du backpackers qui, effectivement terni l’image des autres voyageurs et en l’occurrence du Français qui vient réellement découvrir le pays.

    Tu voles dans un magasin, tu n’as aucune justification, des gens paient, gagnent leur vie pour ça, tu ne veux pas TRAVAILLER PLUS DIFFICILEMENT, et bien rentre chez toi.

    Le mec il ne fait absolument pas ça par nécessité de vie, ca AURAIT PU se justifier, et encore. Mais là, c’est pour le fun, il compare son butin avec ses potes, etc……

    Bref, le genre de backpacker, qu’on devrait interdire, bêtement !

  13. Aurélia

    Je suis atterrée par ce que je viens de lire! J’ai passé un an en australie, travaillé 6 mois à Sydney et voyager 6, je n’ai jamais volé et j’ai jamais rencontré de voleur de nourriture non plus, que ce soit français ou non.

    Que ce soit en vivant à Sydney ou en voyageant j’ai toujours été bien accueillie et n’ai jamais entendu parler de cette réputation ! Peut être ai-je été très chanceuse? Je n’ai pas la réponse à cette question, mais ce que je viens de lire dans cet article ne reflète pas du tout mon ressenti et mon expérience de l’australie, des australiens et des français en Australie! Ceux que j’ai rencontrés, cherchaient comme nous un travail et se sont nourri comme nous… de noodles pendant un bon moment lors du voyage!

    Il y a des c**** partout et j’espère sincèrement que ce n’est pas l’image que les australiens se font aujourd’hui des français!
    Certes le coût de la vie est plus élevé, certes ce n’est pas l’eldorado comme beaucoup se l’imaginent. Il faut se retrousser les manches pour trouver du travail et s’intégrer, mais comme partout non?
    Voler pour se divertir, c’est bien triste dans un pays qui offre tellement à ceux qui y viennent, tant sur le plan humain que pour les yeux… Désolée pour cette personne qui répond à vos questions, que je ne connais pas mais j’espère qu’il a pris un peu de plomb dans la tête depuis…

  14. Hux

    Lors de mes préparatifs de voyage j’avais déjà lu des articles sur la mauvaise réputation des français en Australie et qu’il était parfois difficile de trouver du travail ou je ne sais quoi d’autre… Eh bien,

    J’ai passé plus d’un an en Australie à sillonner le pays d’Ouest en Est et je n’ai pas rencontré de voleurs de nourriture, ou de quoi que ce soit d’ailleurs. Pourtant j’ai rencontré beaucoup d’australiens et d’autres nationalités sur la route (voyageurs ou expats) et personne ne m’a parlé en mal des français ou de mon pays.

    Maîtriser la langue combiné à une approche humble, positive et souriante permet globalement de rencontrer des gens sympa et de discuter, voire créer des liens, et ce peu importe votre nationalité!

    J’ai tendance à croire que ce mythe du « french-shopping » ou du français hippie-vagabond-voleur en roadtrip est entretenu par les jeunes backpackers français eux-mêmes…

    Sans expérience de voyage, avec un anglais approximatif et une méconnaissance du pays je veux bien croire que certains (trop) jeunes inexpérimentés et peu préparés en arrivent à voler, car oui la vie paraît chère en Australie lorsqu’on débarque d’une ville de province française, mais c’est loin d’être la généralité des français/backpackers et ils n’ont aucun intérêt à s’en vanter ni que ça remonte aux oreilles des locaux.

    Si on se débrouille correctement (motivation, persévérance, volonté…) on trouve des petits jobs qui permettent de gagner sa vie convenablement et même économiser ! Avant de rentrer en France, je suis d’abord partie voyager en Asie grâce à mes économies australiennes. En ce sans rien voler.

    Les backpackers ont tout intérêt à s’éloigner des grandes villes aux loyers onéreux et privilégier des coins moins courus de l’Australie qui leur apporteront tout autant, voire plus niveau expérience et aventure…

    Enfin bref, partez tranquilles français, l’Australie est un pays grandiose qui a beaucoup à offrir aux gens honnêtes, travailleurs et ouverts d’esprit qui ont soif d’aventure et de dépaysement. Soyez à l’image du pays qui vous accueille et tout ira pour le mieux.

    Amicalement,

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