L’Islande à vélo (partie 2) : En pleine nature

Islande à vélo paysages

L’Islande à vélo commence…

…avec une crevaison. Juste après avoir quitté Akureyri, le pneu arrière du vélo de Clem nous lâche. Mais ce souci ne nous fait pas reculer pour autant : nous démontons la roue, remplaçons la chambre à air et c’est reparti !

roue de vélo crevée en Islande

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Les premiers kilomètres, nous longeons la baie, en parallèle de la ville. Des petites montées, des petites descentes, des petites cascades, des grands chevaux et quelques moutons, nous sommes enfin en pleine nature

« Héhé ! l’Islande à vélo c’est trop simple »

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Nous n’avions pas encore vu la montée qui faisait toute la difficulté de notre parcours. Quand nous voyons le panneau qui indique aux voitures la nécessité de mettre des chaînes, nous comprenons que la “partie de plaisir“ est devant nous.

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vélos Islande équipement

Parce que nous sommes vaillants, nous attaquons la côte avec ferveur. Mais le poids de notre chargement (environ 30kg par vélo) nous force à descendre et à faire le trajet à pied. En marchant à côté de nos vélos, Les pédales aux dents acérées nous tapent constamment dans les mollets. INTERMINABLE…

À chaque virage, nous pensons atteindre le sommet. « Mais qui a eu cette idée de faire l’Islande à vélo ??!! ». 6 heures plus tard, nous arrivons enfin au terme de notre calvaire. Une fois en haut, la magnifique vue sur la vallée nous fait pleurer de joie. Nous nous rappelons alors le but de ce voyage : vivre pleinement l’aventure.

La nuit se rapprochant, nous descendons à toute vitesse la montagne que nous avions eu tant de mal à grimper. Nous passons devant un panneau indiquant « Akureyri : 31km » : après 8 heures de trajet nous n’avons fait que 31km…

montagnes en Islande vélo

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Mais, grâce à cette épreuve, nous savons désormais qu’aucune difficulté ne pourra nous arrêter. Le camping sauvage étant autorisé en Islande, nous plantons notre tente au milieu de nulle part pour enfin pouvoir nous reposer.

camping sauvage en Islande

En Islande, le camping sauvage est autorisé

Le deuxième jour, nous suivons tranquillement la vallée. Les paysages sont magnifiques : des cascades, des ruisseaux, et toujours ces mêmes moutons.

Pour les repas, nous faisons chauffer nos boites de conserves à l’aide de notre réchaud. Depuis que nous avons quitté Akureyri, nous n’avons croisé aucun village et encore moins de restaurant 🙂

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Godafoss, la chute des Dieux

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moutons en Islande

Après quelques heures de vélo sans encombre, nous arrivons à Godafoss, une cascade au débit impressionnant.

Son nom date de l’an 1000, année de l’adoption officielle du christianisme par le Parlement islandais. Les anciennes idoles furent alors jetées dans cette cascade.

la cascade Godafoss en Islande

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Une station service se trouve à côté. On peut y faire une pause café-pipi, acheter des souvenirs et comme partout en Islande acheter des pelotes de laine. Le sport national islandais, c’est le tricot !

Le soir nous rencontrons enfin un vrai petit village. Nous cherchons désespérément un endroit calme pour poser notre tente, mais toutes les parcelles de terrain sont clôturées. Nous décidons donc de frapper à la porte de la première maison que nous croisons pour demander si nous pouvons camper dans le jardin. L’homme qui nous ouvre accepte sans hésiter. Nous nous rendons compte que les Islandais n’ont pas l’air d’avoir peur des vols ou des agressions. Durant tout notre séjour, nous n’avons vu aucun policier, les magasins n’ont ni caméra, ni anti-vol… Une confiance absolue qui se comprend au vu du taux de criminalité extrêmement faible en Islande.

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Le lendemain matin, nous profitons de notre halte dans ce petit village pour manger dans la station service qui sert également de supermarché et de pizzeria. Nous commandons une énorme pizza pour reprendre des forces avant de repartir.

Après une dernière montée éprouvante, nous atteignons le parc naturel de Myvatn. Nous découvrons alors que le camping sauvage y est interdit. Quelque peu déçus, nous sommes obligés de nous arrêter dormir dans une guesthouse. Nous y prenons une bonne douche chaude. Un délice, à un détail près, l’eau en Islande sent le souffre – autrement dit l’œuf pourri – difficile de se sentir franchement propre après…

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Au petit déjeuner, nous goutons une spécialité locale : le pain cuit dans la lave. Original, mais pas extraordinaire. D’ailleurs, d’un point de vue culinaire, les Islandais sont plutôt mal servis. Les restaurants proposent principalement des hamburgers, des pizzas et des glaces à l’italienne…

Les quelques villages du parc naturel de Myvatn se situent près d’un lac. La gérante de la guesthouse nous explique avec un large sourire que Myvatn signifie : « le lac des moucherons ». Dès que nous reprenons la route, nous comprenons que Myvatn porte TRÈS bien son nom. Des nuées de moucherons nous assaillent. Nous ne pouvons même plus ouvrir la bouche sous peine d’en avaler par dizaines. Alors, on s’est mis a la mode du coin 🙂

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Islande à vélo : Lac Myvatn moustiques moucherons protection

Cette quatrième journée de vélo est malgré tout très agréable. Nous parcourons sans problème la route complètement plate qui contourne le lac et nous nous arrêtons de nombreuses fois pour admirer les extraordinaires paysages qui nous entourent.

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L’arrivée à Reykjahlid

En fin d’après-midi, c’est avec joie que nous atteignons Reykjahlid, la deuxième ville la plus importante de la région après Akureyri : moins de 200 habitants, une station service et une église.

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Reykjahlid Islande panneau

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Nous nous installons pour quelques jours au camping, notre camp de base pour partir à la découverte des merveilles géologiques des alentours.

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La suite ici : L’Islande à vélo (partie 3) : Des paysages photogéniques

Clo & Clem

 

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