Mexique : Partir en Amérique centrale sans parler Espagnol (par Clem)

Je pars pour 3 semaines en Amérique centrale. Au programme, 3 pays : Mexique, Guatemala et Belize.

C’est mon deuxième grand voyage, c’est la première fois que je traverse l’Atlantique et je ne parle pas un mot d’Espagnol. En somme, c’est l’Inconnu.

Est-il possible de se débrouiller en Amérique centrale sans parler Espagnol ?

Sans aucune notion de la langue, c’est très difficile. Malgré le nombre incroyable de touristes américains au Mexique, je n’ai croisé aucun Mexicain parlant Anglais. Est-ce par fierté ou ignorance ? Je penche fortement pour la fierté. Mais, en vérité, je n’en sais rien.

Bien entendu, il est possible de se faire comprendre, avec des gestes ou quelques mots chinés dans son dictionnaire de poche. Et plus le temps passe, plus on a des facilités pour communiquer. Mais, il est quasiment impossible d’avoir une véritable conversation. Parti avec un ami hispanophone, j’ai dû me contenter la plupart du temps d’écouter (et comprendre en partie) ses conversations avec les Mexicains.

En partant en Amérique centrale sans parler Espagnol, on se prive donc malheureusement d’une partie essentielle du voyage : l’échange.

Notre circuit au Mexique longe d’Est en Ouest la frontière avec le Guatemala. Arrivé à Cancun, nous passons par Chichen Itza, Merida, Palenque et San Cristobal de Las Casas. Après 2 semaines au Guatemala et au Belize (dont je parlerai dans un prochain article), nous revenons au Mexique par Tulum puis retour en France depuis Cancun.

Pour 3 semaines de voyage, nous faisons une assez grosse boucle. Heureusement, il existe de nombreux bus qui permettent de faire rapidement chaque trajet.

statue musée mexique

Chichen Itza, une vraie merveille ?

Arrivés à Cancun, nous ne nous attardons pas dans la capitale internationale de la beuverie et partons aussitôt pour le site maya de Chichen Itza, l’une des “7 nouvelles merveilles du monde“.

Chichen Itza mexique

Ce qui devait être un des points forts de notre parcours se révèle bien vite être un gros flop. Le site est envahi par les cars des clubs de vacances de Cancun. Des dizaines de bus remplis de touristes avec d’énormes appareils photos. Malgré la beauté des lieux, j’ai l’impression de me retrouver dans un parc d’attractions.

Notre escale à Merida n’a qu’un seul but, l’achat de hamacs. Nous avons prévus de dormir dedans, pour limiter les frais d’hôtels. Malheureusement, nous comprendrons par la suite qu’ils n’existent pratiquement plus d’endroits pour installer son hamac à l’extérieur…

Palenque, la vraie merveille !

temple Palenque mexique

Palenque est certainement le lieu que j’ai préféré au Mexique. Le site est splendide et les monuments, qui datent pour certains de 600 ans après JC, paraissent quasiment intacts.

En haut d’une des pyramides, le cadavre de ce qui semble être une mygale nous rappelle que nous sommes au milieu de la jungle.

Comme la grande majorité des cités mayas, Palenque a été abandonnée et livrée à la végétation pendant plusieurs siècles. Aujourd’hui encore, plus de 90% de l’ancienne cité et plus de mille structures sont encore couvertes de forêt.

Dans cette forêt dense qui entoure Palenque, nous entendons des cris impressionnants. Heureusement, ce ne sont que des singes hurleurs.

Palenque mexique

temple jungle Palenque mexique

mygale mexique

singe hurleur mexique

Nous continuons notre escapade par les chutes d’eau de Misol Ha et de Agua Azul. Sans être extraordinaire, la balade est franchement sympa.

cascade Misol Ha mexique

San Cristobal de Las Casas, nichée dans les montagnes

Notre dernière étape avant le Guatemala est San Cristobal de Las Casas, une ville coloniale dans les montagnes du Chiapas. Elle est tellement bien conservée et propre qu’elle en fait presque fausse.

San Cristobal de Las Casas mexique

eglise San Cristobal de Las Casas mexique

Depuis le début de notre voyage, nous étions assez déçus par la nourriture mexicaine plutôt fadasse (comble du comble, nous en regrettions même les boites Old el Paso!). C’est au marché de San Cristobal que nous avons fait notre meilleure expérience culinaire mexicaine.

Après avoir acheté des fruits et des pâtisseries, nous nous arrêtons à une petite échoppe de rue. Entourés de Mexicains, nous mangeons des petits plats simples mais délicieux !

marché San Cristobal de Las Casas mexique

stand rue San Cristobal de Las Casas mexique

Tulum, la déception

Notre voyage au Mexique s’achève à Tulum. Il suffit de taper Tulum sur Google images pour commencer à rêver : un magnifique site maya surplombe des splendides plages de sables blancs à perte de vue.

Nous nous imaginions déjà installer nos hamacs en bord de mer. Seul problème, sur la côte, il n’existe plus que des gros hôtels clubs pour touristes fortunés. Les routards doivent se contenter du centre-ville sans charme à quelques kilomètres de là.

Ce dernier point résume assez bien ma vision générale du Mexique : c’est un pays magnifique mais profondément dénaturé par le tourisme de masse.

En comparaison, le Guatemala m’a semblé bien plus sauvage, naturel et authentique.

temple tulum mexique
touristes tulum mexique
temple tulum mer mexique

A bientôt 🙂

Clo & Clem

4 comments

  1. Un beau parcours, bien organisé, ne t’en fais pas la langue n’est pas un vrai problème, les mexicains sont très ouverts et ils chercherons à te comprendre. En plus ils sont différents des espagnols dans le sens où ils se débrouillent en anglais, beaucoup le pratiquent (bon évidemment l’accent latin es très prononcé), les États-Unis ne sont pas si loin et ça aide! bon voyage!

    Sarah

  2. Brenda pride mexican girl

    People in México who lives in turistic places learn to deal with foreign people, in must of the cases the kids are the first ones who try to approach them. There are a lot of english speaker guides, maybe you hadn’t the necessary information to contact one. Perhaps you didn’t try to speak with people, thinking in the idea that we are pride of our language or traditions, obviously if you speak in english they will try to find a way to communicate with you. We (the mexican people) love to make known our country, and love the richness that we can make sharing with people from other cultures, Mexican people isn’t a « locked » nation anymore. I didn’t speak french, but I understand what are you writing. I have friends from other countries that don’t speak spanish, and for them that is not a problem to keep in touch.
    Whenever you want to come again, you’re welcome, we can find very cultural people able to speak in english. 🙂

  3. Je ne suis pas d’accord avec vous ! Si vous connaissez le Mexique, le vrai, et surtout si vous pratiquez la langue, bien sûr, le Mexique permet de vivre avec pas grand chose.
    Mon fils est parti là-bas « pour 1 an ou deux » afin d’apprendre l’espagnol et … ça fait 8 ans qu’il y vit, tant il aime ce pays.

    Voyez ce qu’il dit dans son article : http://www.la-vida-au-mexique.com/recommandations-hebergements-mexique/

     » J’ai dormi dans de beaux hôtels, dans des auberges de jeunesse, dans une cabane au bord de la mer, chez des personnes locales que j’ai connues en route et qui m’ont offert leur hospitalité. J’ai loué une chambre pendant deux semaines dans un appartement situé à une centaine de mètres seulement du parc de Chapultepec de Mexico. J’ai passé la nuit dans la belle demeure d’un médecin de Tlacolula, dans une maison coloniale à Oaxaca ou encore allongé sur un canapé à Guanajuato. J’ai senti la fraîcheur des crépuscules de Zacatecas, bien à l’abri dans une posada, et je me suis réveillé le jour de Noël blotti dans un hamac, suspendu entre deux cocotiers dans le petit village de mes amies maya situé aux alentours de Palenque. »

    • Clo & Clem
      Author

      Bonjour Marie-Paule 🙂

      Vous avez bien raison de ne pas être d’accord avec moi. Mon article ne décrit que ma courte expérience mexicaine de très jeune voyageur de l’époque. Ce que j’écris n’est bien sur pas LA vérité sur le Mexique. Chaque voyage et chaque voyageur est très différent. Si je n’ai pas su apprécier le Mexique à sa juste valeur, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même.

      Si c’était à refaire, je m’y prendrais bien différemment et je suis sur que j’aurai de bien plus beaux souvenirs à partager. Pour autant, je conseille à tous de maitriser un minimum l’espagnol avant de se rendre au Mexique et d’éviter le plus possible les gros sites touristiques pour découvrir un Mexique plus authentique, loin des cartes postales sans saveur.

      Clem

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