À la rencontre des Indiens Embera au Panama

Le Panama compte de nombreuses communautés amérindiennes : il y a des indiens Ngobe Bugle et les Guaymie à l’Ouest du pays, dans les Province  de Chiriqui et Bocas del Toro. Il y a les Kuna qui vivent dans les Îles de San Blas. Et enfin les Embera dans la zone du canal et dans la Province du Darien.

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Quand on nous a annoncé qu’on allait se rendre dans un village embera , j’avais à la fois hâte et peur. Vous nous connaissez, nous aimons sortir des sentiers battus. Il y a de nombreux tours pour aller visiter les villages embera, et j’imaginais parfaitement les gros groupes de touristes armés de leurs appareils photos. J’avais peur que ça soit du faux, une simple mise en scène pour les touristes. Mais finalement ce rendez-vous avec les indiens embera a été l’une des meilleures expériences qu’on ait vécu au Panama !

Visite du village Embera Quera

Nous quittons Panama City de bonne heure car nous avons de la route. Le village où nous nous rendons est situé au coeur du parc national Soberania. Dès la sortie de la ville, nous nous retrouvons en pleine nature.

Après une bonne heure de route, nous nous arrêtons près d’une petite rivière. Là, sur les rives, une petite pirogue motorisée nous attend. En cette période de l’année (avril), l’eau est dangereusement basse. Notre pirogue se retrouve d’ailleurs coincée à plusieurs reprises. C’est l’aventure, la vraie, loin du tourisme de masse où tout est organisé. La balade en bateau est très agréable. Nous avons la chance de voir une multitude d’oiseaux. Le Panama est vraiment le pays idéal pour l’ornithologie.

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IMG_9833Notre arrivée au village se fait en musique. Tous les habitants sont venus nous souhaiter la bienvenue avant de retourner ensuite à leurs occupations.

Les hommes construisent une grande hutte. On nous explique qu’ils profitent de la fin de la saison pour faire les travaux. Les femmes préparent des fruits : des ananas, des mangues.

Un homme nous fait visiter le village. Les indiens Embera vivent dans des huttes. Ils accueillent les touristes en journée et proposent également 3 chambres pour ceux qui veulent rester dormir sur place.

Il y a quelques années ils vivaient près du canal. Mais avec les travaux autour du canal, les indiens embera ont dû quitter leur terres. Au départ ils ont cherché à s’intégrer en ville. Mais l’adaptation a été trop difficile. Ils ont alors fondé un nouveau village au milieu de la forêt, et vivent maintenant du tourisme qui leur permet de maintenir leur culture et vivre selon leurs traditions. Sans cette source de revenue, ils seraient obligés de revenir en ville.

Les costumes qu’ils portent sont réels. Les maisons sont réelles. Le village dispose d’une école, et les grands partent étudier en ville.

Mon regard change peu à peu, et le charme opère.

La vraie vie des indiens embera

Alors que nous étions seuls jusque là, un petit groupe d’Américains arrive. Ils sont accompagnés par Anne, une biologiste qui est tombée amoureuse d’un indien embera, et qui a décidé de rester faire sa vie avec lui ici. Elle organise des tours mais en petit groupe pour garder l’authenticité des lieux au maximum.

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Pour le repas du midi nous mangeons du poisson grillé, du tilapia, avec les bananes plantains frites. C’est excellent !

Après avoir mangé, alors que les invités sont invités à danser avec les indiens. Nous nous éclipsons discrètement. C’est là que nous rencontrons une danoise qui travaille pour une ONG qui oeuvre pour la protection de l’environnement. Elle est en retrait des touristes et préfère s’occuper des enfants pendant le spectacle de danse. On échange quelques mots, et la confiance s’instaure peu à peu entre elle et nous. Elle est hébergée ici par une famille. Elle nous explique qu’une fois les touristes partis la vie est beaucoup plus calme, et nous conseille donc de rester pour la nuit.

Elle nous présente la famille chez qui elle est hébergée.C’est l’occasion pour nous d’échanger réellement avec les habitants. La maman est en train de cuisiner et insiste pour nous faire goûter ses plats. Nous sommes là dans un véritable moment d’authenticité.

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En fin d’après-midi nous retournons à Panama City. On aurait aimé rester plus longtemps, mais de nouvelles aventures nous attendent.

Si le sujet vous intéresse, Jennifer partage son expérience chez les indiens embara sur son blog : Moi, mes souliers. Tout comme nous, elle est tombée amoureuse de la communauté des embera et a eu la chance de passer la nuit sur place.

 

À très vite pour de nouvelles aventures au Panama !

Clo

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